QUELLE MISÈRE D’ÊTRE VOYEUR ET BIEN PORTANT
je t’écris pour te retrouver
je t’écris parce que le silence autour de toi est devenu trop lourd
je t’écris comme on ramasse les morceaux d’un miroir
Dans un monde où le temps efface les contours de nos origines, mon projet s’inspire des cicatrices laissées par l’histoire : celles dissimulées dans les non-dits, les archives incomplètes et les mémoires fragmentées. Objets, écrits et photographies se rencontrent dans l’espace pour
tisser une nouvelle trame narrative.
L’exploration de l’identité prend la forme d’un voyage introspectif, non pas une restitution, mais une reconstruction, un processus de métamorphose. Les travaux oscillent entre la matérialité et la fluidité de l’imaginaire, où le regardeur devient co-créateur, invité à plonger dans ses propres souvenirs et à confronter les zones d’ombre de son histoire personnelle.
Au cœur du projet, la question de l’identité se révèle plurielle. Elle interroge les frontières mouvantes entre soi et les autres, entre l’individu et la communauté. L’identité apparaît alors comme un espace de négociation permanente, une matière vivante, façonnée par des héritages multiples, des influences croisées et une résistance aux récits imposés.